Questions à propos de la loi Yadan

 La loi Yadan veut imposer la légitimation de l’État d'Israël pour lutter contre l'antisémitisme.

Les Israéliens de 1948 ont légitimé l'idée d'un État refuge pour les survivants de la Shoah.
Les immigrés des catastrophes climatiques ou économiques, dont les États industrialisés sont majoritairement responsables, pourront-ils légitimer l'annexion de territoires de ces pays responsables pour fonder de nouveaux États ?  

L'Etat d'Israël s'est imposé par un acte qui a accompagné la décision de l'ONU de fondation d'Israël. Cet acte fut une réponse à la révolte des Palestiniens contre la création de cet État qui piétinait leurs droits. Cet acte est qualifié de Nakba, la "catastrophe mère " ou "mère des catastrophes", par les Palestiniens. Cet acte est analysé par des historiens israélien comme une "épuration ethnique".

Est-ce que étudier la Nakba et en parler, absente des manuels d'histoire Israéliens, tombe sous le coup de la loi Yadan, car elle concourt à une délégitimation de l’État d'Israël ?  

Ceux qui souhaitent un État unique laïc en Palestine, où Juif et Palestiniens seraient citoyens à égalité définissent aussi cet état laïc "de la mer au Jourdain". Ceux qui rêvent du "grand Israël" utilisent aussi cette expression à leur profit.

Il est donc clair que cette expression n'est pas automatiquement un refus de l'état d'Israël. Il peut être aussi un refus de l’État de Palestine, voire une espérance dans une région apaisée des absolutismes religieux.  

La colonisation de la Cisjordanie s'inscrit clairement dans le même mouvement que le sionisme, qui refuse une limite imposée par l'ONU. Cela mine la construction de l’État Palestinien en gestation.

Est-ce que lutter contre ce sionisme perverti entre dans le champs de la loi Yadan ? En effet Aurore Berger a clairement affirmé le 16 avrils 2026 au matin sur France Info que dénoncer le sionisme, c'est appeler à détruire l’État d'Israël.  

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Génocide des Tutsi du Rwanda : la France n'est-t-elle pas coupable ?

D’embargos en embargos, l’Elysée a violé les accords de paix au Rwanda de 1990 à 1994